Projet Structure Associative

 

Notre équipe

Elle est composée de professionnels expérimentés : 1 Docteur en Psychologie directrice de la structure, 4 Psychologues du développement, 4 Educateurs Spécialisés, 1 Educatrice de Jeunes Enfants, 3 Psychomotriciens, 3 éducateurs sportifs.

 

Nos méthodes d’accompagnement

L’accompagnement de la personne repose sur une approche globale et coordonnée, telle que recommandée par la Haute Autorité de Santé. Les interventions auprès de la personne s’appuient sur des méthodes éducatives et développementales et des techniques de prise en charge spécifiques à l’autisme (TEACCH, ABA, PECS…).

Nos prestations

 

Les interventions directes

  • Auprès de la personne :
  • Evaluation multidimensionnelle (bilans de compétences et avis diagnostiques)
  • Accompagnement socio-éducatif (apprentissages, autonomie, interactions sociales…) et rééducatif (cognition, sensorialité et motricité, langage et communication) en individuel et/ou en groupe
  • Soutien psychologique
  • Accompagnement à l’inclusion scolaire, professionnelle et sociale

 

  • Auprès de sa famille :
  • Information/conseil
  • Soutien psychologique (parents, fratrie)
  • Accompagnement à la pratique de la parentalité (guidance)

 

Les interventions indirectes

  • Les partenariats :
  • Sensibilisation / information / conseil / guidance favorisant l’inclusion scolaire, professionnelle et sociale
  • Coordination du projet personnalisé d’interventions / partage d’informations
  • Accompagnement au suivi médical et somatique
  • Accompagnement à l’orientation

 

  • Le réseau :
  • Echanges interprofessionnels
  • Mutualisation de formations
  • Participations aux actions de recherches

Le travail en réseau vise à développer l’accès aux connaissances et participe à l’amélioration de l’offre envers le public avec un trouble du spectre autistique ou apparenté.

Nos moyens financiers

Les prestations réalisées par l’association InPACTS sont intégralement financées par les familles. Elles permettent de financer le fonctionnement de l’association (salaires, loyer, charges). Des dons ponctuels sont versés à l’association et proviennent de particuliers sympathisants pour soutenir ses missions. D’autres associations et des entreprises attribuent également à InPACTS des subventions ponctuelles ou mènent des actions en sa faveur. Ces dons et subventions permettent peu à peu à l’association de mieux s’équiper (mobilier adapté, matériel éducatif, tests, etc.).

A l’heure actuelle, l’association ne s’appuie donc sur aucun financement pérenne autre que celui des usagers. L’engagement que nous avons pris pour aider les familles en créant InPACTS nous a poussés à augmenter le nombre de familles accueillies car nombre d’entre elles nous ont appelés à l’aide alors qu’elles étaient complètement démunies. Selon notre politique associative, l’accessibilité pour tous est recherchée avec une offre de prestations aux tarifs les plus abordables (environ 30 à 50% moins élevés qu’en libéral) afin que les personnes et leurs familles ne soient pas pénalisées financièrement par leur choix d’accompagnement.

 

Présentation de notre projet et de nos besoins :

  1. Particularités cognitives des personnes avec autisme entravant les apprentissages

 

Le profil développemental des enfants présentant un trouble du spectre autistique est souvent hétérogène. Des lacunes importantes peuvent exister dans certains domaines alors que dans d’autres un niveau d’expertise important est parfois observable. La mémoire, et particulièrement la mémoire visuelle, est fréquemment un domaine de compétences préservé, voire supérieur à la norme. En revanche, pour d’autres domaines, les compétences peuvent être bien moindres.

Sur le plan sensoriel, la saisie de l’information sensorielle (visuelle, auditive, olfactive, tactile) peut être inhabituelle. La personne encode alors l’information sous forme brute, dans la modalité sensorielle d’entrée et présente des difficultés pour faire des liens avec les autres modalités sensorielles. De plus, la modalité sensorielle en elle-même présente des distorsions. L’hypersensibilité et l’hypo sensibilité sont en effet extrêmement fréquentes. Elles peuvent s’observer dans chacune des modalités sensorielles. Beaucoup de ces enfants cherchent à induire des stimuli de la sensibilité et des organes des sens : préoccupation à faire tourner les objets, balancements du corps, battements de mains, bruits de bouche, etc. L’indifférence au monde sonore (l’enfant est insensible aux bruits extérieurs) contraste avec des réactions paradoxales ou sélectives aux sons (fascination pour la musique). Les enfants avec autisme ont également des difficultés à s’orienter dans l’espace et dans le temps. Ils ne cherchent pas à explorer l’espace et peuvent être très perturbés quand un des éléments qui le constitue change ou est absent (résistance au changement). Les personnes avec autisme présentent aussi un trouble de la cohérence centrale, c’est-à-dire une tendance à focaliser leur attention sur les détails, qui entraînerait des difficultés d’abstraction et entraverait ainsi la mise en place d’une perception globale permettant de fournir du sens. La personne donne une importance première aux détails ce qui rend son environnement hautement instable.

Sur le plan cognitif, le déficit des fonctions exécutives présenté par les personnes avec autisme explique en grande partie les difficultés qu’elles rencontrent pour s’organiser dans la vie quotidienne. Les fonctions exécutives sont l’ensemble des fonctions intellectuelles impliquées dans la gestion et le contrôle des activités cognitives. Elles regroupent les capacités nécessaires à une personne pour s’adapter à des situations nouvelles, c’est-à-dire non routinières :

  • la flexibilité (permettant de se désengager d’une tâche ou d’une action pour passer à une autre),
  • la planification (qui permet d’organiser ses activités en buts et sous-buts),
  • la mise à jour en mémoire de travail (qui permet de savoir où on en est dans l’activité),
  • l’attention (qui permet de maintenir ses efforts pour rester centrer sur ce que l’on est en train de faire),
  • et l’inhibition (permettant d’inhiber une réponse automatique qui ne serait pas ou plus adaptée).

Un dysfonctionnement de ces fonctions serait en lien avec une perturbation au niveau du lobe frontal du système nerveux central. Les personnes avec autisme ont très souvent des problèmes avec les fonctions exécutives, même pour des personnes avec une intelligence supérieure.

Sur le plan moteur et perceptivo-moteur, on retrouve, chez la plupart des personnes avec autisme, des troubles (de la motricité globale et fine ; de la motricité relationnelle ; de l’attention et du niveau d’activité ; des conduites stéréotypées). L’activité motrice spontanée peut être réduite (l’enfant a peu d’initiative motrice), ou augmentée (l’enfant remue beaucoup). Les personnes avec autisme présentent très souvent une maladresse motrice et un retard dans leur développement psychomoteur. Elles ont parfois des difficultés à faire des mouvements complexes et peuvent avoir des problèmes de coordination. Pour les enfants avec autisme, les premières difficultés se rencontrent au niveau des fonctions perceptives. Cela concerne les phases de préparation aux mouvements tels que se positionner correctement ou faire face aux multiples stimulations. Ils éprouvent des difficultés à scinder les mouvements, ce qui explique qu’on parle souvent de fonctionnement « en bloc ». L’exécution de l’action est particulièrement compliquée ; elle demande de comprendre le but de l’action, d’être motivé pour la réaliser, de maintenir le niveau d’attention, d’organiser les séquences d’action, d’effectuer des mouvements rapides et d’anticiper. Les personnes avec autisme présentent souvent des temps de latence importants dans la réalisation des mouvements. Certains présentent un TDA/H (Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) associé.

Sur le plan social, la personne avec autisme établit rarement le contact, paraissant même l’éviter, le refuser, le fuir. Elle peut être agacée, anxieuse, inquiète lorsqu’elle est sollicitée. La communication non verbale et le langage sont perturbés. Elles éprouvent également des difficultés à imiter. Certaines personnes avec autisme présentent des troubles du comportement (comportements agressifs, envers elles-mêmes ou envers les autres).

  1. Une pédagogie adaptée pour accompagner les apprentissages

 

Comme nous l’avons vu, les personnes avec autisme présentent des particularités sur le plan du fonctionnement cognitif, différent des personnes dites ordinaires mais également des personnes porteuses d’autres handicaps. C’est en comprenant ces différences et en proposant une pédagogie et une éducation adaptées à ce fonctionnement que l’on peut accompagner les apprentissages de la personne avec autisme et ainsi mieux l’aider à s’insérer dans notre société.

Pour ce faire, l’association InPACTS propose un accompagnement multidimensionnel par des professionnels qualifiés et spécifiquement formés à l’autisme. Ses missions consistent, entre autres, à aider les enfants, les adolescents et les jeunes adultes auprès desquels elle intervient, à développer leurs apprentissages, à se les approprier et les transférer à tous leurs milieux de vie.

Afin de mettre en place un programme de stimulation des compétences adéquat aux besoins de la personne concernée et au projet de vie de sa famille et respectueux du rythme de la personne, les psychologues procèdent à une évaluation de ses compétences et établissent un projet personnalisé d’interventions en collaboration avec tous les professionnels de l’association.

Les compétences qui se développent naturellement chez la personne ordinaire nécessitent des apprentissages spécifiques et répétés chez la personne avec autisme et doivent faire l’objet d’un entraînement en situation artificielle ou protégée avant d’être généralisés dans un milieu de vie plus ordinaire.

Ainsi, que cela soit en séance individuelle (1h30) pour développer ses aptitudes ou en situation de groupe (3h) pour apprendre à les mobiliser lorsque l’environnement est différent ou pour favoriser l’émergence de comportements sociaux adaptés, la personne accompagnée bénéficie de rééducations spécifiques, notamment de séances socio-éducatives et de séances de psychomotricité permettant de développer les apprentissages nécessaires à la prise d’autonomie dans la vie quotidienne.

L’accompagnement visant à développer ces compétences se réalise, au sein de notre association, par la mise en place d’ateliers d’apprentissages fonctionnels. Les aptitudes sont entraînées à partir de tâches répétitives et structurées en lien avec les activités de la vie quotidienne, selon la méthode TEACCH (Traitment and Education of Autistic and related Communication handicapped CHildren = traitement et éducation des enfants autistes ou souffrant de handicaps de communication apparentés).

Cette méthode, qui a vu le jour en Caroline du Nord dans les années 70 et qui est maintenant reconnue comme efficace au niveau international (en France, elle a été validée par la Haute Autorité de Santé en 2012), a pour but de développer l’autonomie de la personne avec autisme à tous les niveaux et de fournir des stratégies pour la soutenir dans son milieu familial et scolaire, sa communauté ou son environnement social. Parmi ses principes, elle préconise la prise en compte des particularités liées à l’autisme, considéré, à juste titre, comme un handicap organique (dysfonctionnement cérébral). Les personnes avec autisme ayant une façon « particulière » de traiter l’information qu’il serait utopique de vouloir modifier, elle prône qu’il faut plutôt essayer de comprendre leur fonctionnement et leurs lacunes cognitives pour les aider à combler le fossé entre leurs perceptions et celles de la société. Cette méthode éducative est dite « structurée » : les apprentissages reposent sur une structure simplifiée et répétitive de la tâche à accomplir et repose sur l’approche « développementale » : on tient compte du niveau de développement de la personne.

Ainsi, l’organisation physique permet de faciliter la compréhension de l’environnement : des zones spatiales sont dévolues à des activités spécifiques. Ces zones sont limitées clairement au moyen de matériel et de mobilier adéquats : la lecture et la compréhension de l’espace sont immédiates et aisées (un des points forts des personnes porteuses d’autisme est l’intégration de l’information visuelle). Comme les instructions verbales sont difficilement compréhensibles pour la personne avec autisme, l’élément essentiel de l’organisation de la vie dans la classe consiste à visualiser la succession des activités de la personne sur un support visuel, l’aidant à se repérer, se situer dans le déroulement du temps, les événements distincts qui le jalonnent et les liens entre eux. Les systèmes de travail individuels comportent obligatoirement quatre types d’information :

  • la personne doit savoir quelle est la nature de l’activité sous forme de planification, dessins, photographies, schéma de montage, consignes écrites pour les lecteurs, permettant une identification facile des gestes et procédures à accomplir ;
  • la quantité de travail qui est demandé, évaluable grâce à la planification de la tâche par le schéma construit en fonction du degré de compréhension de la personne ;
  • un repère clair qui indiquera que la tâche est terminée ;
  • l’indication concernant ce qui se passe immédiatement après l’exécution de la tâche.

La structuration de l’activité ou de la tâche à accomplir est par conséquent conditionnée par :

  • une planification minutieuse ;
  • une lisibilité et une clarté visuelle dans la composition et l’agencement des différentes étapes ;
  • la réflexion concernant l’ordre d’exécution gestuelle : aucun détail de la procédure ne doit être oublié.

Il s’agit pour l’éducateur de tracer en contours nets ce qui fait le quotidien d’un être humain, dans ses rapports à l’espace, au temps, à l’apprentissage, au jeu, aux autres, à ce qui compose l’existence d’un être en perpétuel développement. Car les personnes atteintes d’autisme sont submergées par les informations sensorielles et n’ont pas la capacité de traiter les informations parvenues au cerveau en vue d’en appréhender le sens ou de les organiser en les maîtrisant. Les repères visuels les aident à traiter l’information plus efficacement. Acquérir une habitude d’agir de façon appropriée dans des circonstances ou des contextes destinés à se répéter est aussi un objectif dans l’accompagnement proposé. La routine enseignée est celle qui doit avoir des conséquences durables, dans la mesure où elle est commune à de nombreux types de travaux. Par exemple, appréhender systématiquement toutes les tâches de gauche à droite et de haut en bas est une méthode applicable à une multitude de tâches, comme ranger, laver la vaisselle, nettoyer le sol, trier, lire ou écrire.

Suivant cette méthodologie, les ateliers d’apprentissage fonctionnels proposés par les professionnels de l’association InPACTS visent le développement de compétences d’autonomie personnelle (ex : s’habiller, se laver…), d’autonomie domestique (ex : préparer son repas, ranger son linge…), d’autonomie dans le travail (initier et terminer une tâche, maintenir son attention sur la tâche, enchaîner plusieurs tâches, gérer son matériel, prendre des initiatives…) et favorisent l’émergence d’apprentissage à visée professionnelle (ateliers lingerie, bricolage, jardinage, cantine…). Ces activités sont menées en s’appuyant sur des stratégies visuelles (méthode TEACCH) pour aider les personnes à mieux se repérer et à mieux comprendre les attentes de l’environnement. L’objectif est de réduire les difficultés de compréhension de l’environnement en proposant des aménagements reproductibles facilement dans un environnement scolaire ou professionnel sans avoir besoin d’isoler la personne avec autisme ou d’adapter démesurément le lieu d’inclusion. L’accompagnement se poursuit d’ailleurs par un travail sur la flexibilité des apprentissages et leur généralisation afin que les différents ateliers travaillés prennent sens dans le quotidien et que les aptitudes développées puissent être exploitées au domicile familial, au sein de l’école, d’un stage ou encore d’un emploi.

Cet accompagnement s’inscrit dans un apprentissage plus large de la situation de groupe où sont également développées les pré-requis à la vie collective : les compétences de communication (se saluer, faire une demande, exprimer une émotion/un état, demander de l’aide…) et de socialisation (respecter les règles de vie collective telles que le tour de rôle, la capacité à attendre, la capacité à partager, la capacité à saisir une consigne collective, la capacité à interagir avec les autres…).

Compte tenu des besoins inhérents à cette pathologie notre association a fait le choix d’avoir une équipe pluridisciplinaire importante ce qui engendre un coût de fonctionnement de notre structure qui est toujours à « flux tendu ». Nous n’avons donc pas de trésorerie et le moindre écart est compliqué pour notre association. Nous avons donc besoin d’une aide financière afin de nous assurer une pérennité de nos actions et tranquilliser les familles qui pour la plupart n’ont que nous comme service de soin.

 

Budget nécessaire : 100 000 euro