Le contexte de création de l'association

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Contrairement à tout ce qui a été dit pendant des années, l’autisme n'est pas en lien avec une quelconque responsabilité des parents. Le trouble autistique est considéré comme un trouble envahissant du développement (American Psychiatric Association (APA), DSM-IV, 1994) : “il est un frein considérable au développement des processus de fonctionnement global de l’enfant. Les enfants avec autisme présentent des défaillances dans les comportements de communication et d’interaction sociale. Ils mettent en place des intérêts et activités anormales restreintes ou stéréotypées qui entravent leur fonctionnement quotidien et leur développement” (Rogé, 2003).

Les dysfonctionnements cognitifs de l'autisme ont des conséquences sur les apprentissages des personnes atteintes d'autisme car celles-ci ne traitent pas l'information de la même manière que les personnes sans autisme ou que celles présentant une déficience. Ceci ne veut pas dire qu’elles ne peuvent pas apprendre, mais qu’il convient de mettre en place des stratégies qui tiennent compte de leurs difficultés sur le plan du langage et de la communication, de leurs troubles sensoriels et perceptifs ainsi que de leurs troubles sociaux. Les stratégies visent à adapter l’environnement (approche TEACCH) des personnes avec autisme. Il faut structurer le temps, structurer l'espace et ceci en utilisant des supports visuels tels que des pictogrammes pour illustrer les consignes, un système par échange d'images pour communiquer, un système de jetons/félicitations pour gérer les troubles du comportement, pour augmenter l'autonomie personnelle, ou encore pour soutenir et développer les apprentissages. Ces stratégies permettent de mettre en place des séances de travail qui s'appuient sur les points forts de la personne de façon à développer ce qui est en émergence, c'est-à-dire ce qui n'est pas encore acquis. Les séances doivent aussi s'appuyer sur les centres d'intérêt de l'apprenant de façon à rendre les apprentissages plus ludiques.


Afin de favoriser les progrès, la prise en charge devra se faire tôt dans leur développement pour ne pas que des troubles s’installent ce qui pourrait entraîner des complications par une série de troubles en cascade. Les interventions devront être régulières pour soutenir les apprentissages.
Une évaluation de la personne pour connaître ses points forts et ses points faibles et la rédaction d'un projet individualisé en collaboration avec tous les acteurs de la vie de la personne avec autisme (parents, professionnels, entourage) sont indispensables pour un accompagnement de bonne qualité. Ces évaluations doivent être renouvelées au fur et à mesure des progrès.

La collaboration de professionnels formés aux stratégies éducatives de l'autisme est indispensable pour accompagner la personne avec autisme et sa famille.
Avec tous ces outils, la personne pourra développer son potentiel et repousser les limites du handicap.

Contrairement à bien des idées reçues qui ont persisté pendant de trop longues années, en mettant en place des stratégies adaptées, les personnes avec autisme n’ont de cesse de progresser et montrent beaucoup de plaisir à travailler.
Un rapport de l’INSERM est paru sur ce sujet (2003) afin de décrire les prises en charge à mettre en place pour que les personnes avec autisme progressent et ce rapport dénonce également le nombre de places insuffisant dans des établissements spécialisés.